18 Janvier 2003

Quand tout ne tient qu'à un cheveux

 

 

 

Je lis en ce moment : Un peu de fatigue de Stéphane Bourguignon

État d'esprit : Je sais pas, pas trop le temps pour l'introspection en ce moment

Dernier film vu: L'odyssée d'Alice Tremblay (encore DVD)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 18 janvier
Comme je n’ai plus le temps de tout mettre en ligne au fur et à mesure, j’ai opté pour le blog qui n’en est pas un. Je prends tout en note durant la semaine et hop! Je mets en ligne quand j’ai le temps. Pour l’instant, c’est ce que j’ai trouvé de mieux…

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Mardi 14 janvier
J’ai maintenant opté pour une coiffure «saut du lit» qui a l’air de faire l’unanimité auprès de mes élèves. Depuis décembre, j’ai les cheveux plutôt court. Ça faisait tellement longtemps que je gardais les cheveux longs que j’en avais oublié les désavantages quotidiens de porter les cheveux courts. Pas un matin où je n’ai pas une couette qui ne retrousse pas.
Mais comme je me suis fait donner des mèches orangées vifs, les élèves croient que ces mèches rebelles additionnées à la couleur est une nouvelle coiffure à la mode savamment étudiée. Tant qu’ils y croient…

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Jeudi 16 janvier
La vie se pose sur les deux plateaux d’une balance. Quand le poids s’alourdie d’un côté, on a l’impression que tout basculera de l’autre…
J’allais fermer les yeux que j’aurais du, depuis longtemps, déjà fermer. Le téléphone a sonné. À cette heure-là, il y avait deux possibilités, mais ça n’augurait rien de bon dans les deux cas : un ami qui ne va pas bien et qui a besoin de parler ou une mauvaise nouvelle.
Au bout du fil, maman. Nos rapports sont plutôt difficiles par les temps qui courent. Alors l’idée qu’elle me téléphone à cette heure pour prendre de mes nouvelles est particulièrement farfelue. Alors une mauvaise nouvelle s’annonçait :
- Je ne te parlerai pas longtemps, on va faire sa vite, ton grand-père…
- Il est mort…
- Aujourd’hui… je n’en sais pas plus. Il est incinéré demain
- Demain ???
- Demain matin, je ne viens même pas à Montréal.
- Toi, tu vas bien ?
- Très bien. Tu sais bien que mon deuil est commencé depuis longtemps…

Mon grand-père était un homme très malade qui a passé ses cinq dernières années dans une chaise gériatrique, sourd et aveugle. Quelle qualité de vie…

À cause de tout ça, je n’ai pas très bien dormi. J’étais maussade et personne n’avait avantage à se trouver sur mon chemin parce que je ne donnais pas cher de sa peau. Comme on ne peut rien cacher aux enfants, ils s’en sont rendus compte très vite.
- C’est quoi le problème Mademoiselle Zuby ?
- Mon grand-papa est décédé hier, je n’ai pas très bien dormi et je ne me sens pas très bien.
- Mais Mademoiselle Zuby, nos ateliers (travaux individuels et autonomes) ne sont pas terminés. Pourquoi au lieu de la leçon de Math, on fait pas des ateliers tranquilles ? Tu aurais la paix !

J’ai failli me jeter dessus et l’embrasser. Les élèves n’aiment pas tellement les ateliers. C’est d’eux qu’est venue la proposition. Vous ai-je déjà dit que je les aimais ?

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Samedi 18 janvier


Je me suis levée tôt, on va au salon funéraire ce matin. Ça me rend un peu anxieuse. Mon père veut venir et je ne sais pas comment ma mère va réagir. Se sont des adultes après tout…

 

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