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15 février 2002
Cure Bridget Jonienne


Je lis en ce moment :Gabrielle de Marie Laberge

État d'esprit : C'est encore meilleure que du chocolat.

Dernier film vu :Le journal de Bridget Jones (côté cinématographique pourri mais je suis certaine que du point de vu thérapie…)

Régime : jour ???

Art plastique…

Après m'être tapée les deux romans au moins 6 fois chacun, M51 a cru bon qu'on achète le DVD du film que je n'avais vu qu'une seule fois. Au moins, il pourrait partager le plaisir. Depuis qu'on l'a acheté, je ne l'avais vu qu'une seule fois, en bonne petite fille sage.

Aujourd'hui, M51 travaille et je n'ai pas de cours. Tôt ce matin, je suis allée faire les courses et je me suis traînée comme une pauvre paumée. Je roulais mon carrosse dans les allées, c'était pitoyable.

Puis, même si j'avais des tas d'autres courses à faire, j'ai filé à la maison. J'ai allumé la téloche et je suis encore tombée sur du ski. Comme ça me donne de petites gorgées sûres dans la bouche, j'ai cherché un petit vidéo sympa à mettre dans le magnéto quand soudainement, je suis tombée sur la vidéo.
- Tien! Je vais me mettre ça en même temps que je vais couper mes trucs pour préparer ma goulasch.
J'ai fini par m'installer confortablement dans le divan avec amandes enrobées de chocolat, chips, il ne manquait que les cigarettes et le vin blanc.

Je suis désolée pour tous les intellectuels mais c'est le MEILLEUR film de fille qui m'ait été donné de voir de toute ma vie. De quoi déclencher en moi les plus beaux accès d'otarie clappant des mains. Ça vient vous chercher les gloussements les plus profonds dans la réserve de fille.

La scène qui me plaît le plus, c'est celle du début. C'est là où elle écoute de la FM sentimentale pour les 35 ans et plus. Elle se saoul en pyjama devant la télé. Un journal roulé lui sert de guitare. Elle entonne All by my self… (C'est du phonétique! Vous connaissez cette langue ?)

Je suis capable de me repasser cette scène 10 fois en boucles sans rigoler. Cette fille, c'est moi. Aucun auteur n'avait, jamais avant ce jour, réussi à mettre en bouteille un personnage aussi près de ce que je suis. Vous direz-vous qu'on se retrouve un peu toutes dans ce personnage, mais Ah! Que c' est bon!!!!

Pour moi, c'est un pied de nez aux petites parfaites qui peuplent ce monde. Les petites parfaites comme mon prof de danse, celle qui me trouve tellement courageuse de me pointer à son cours. Quand je lui demande pourquoi je suis si courageuse, elle balbutie, elle ne sait pas quoi dire. Je pourrais mettre les mots suivants dans la bouche : être si grosse! Avoir le courage de se pointer en maillot de danse devant tout le monde dans cette salle vitrée qui donne sur le hall d'entrée de l'édifice. C'est pour ça qu'elle me trouve courageuse.

Toujours est-il que ça m'a fait un bien cette cure Bridget Jonniennes. Ça me permet de relâcher le côté civiliser et de laisser aller le côté que je n'ose même pas montrer à M51.

* * *

Je me suis fait fourrer par un fleuriste jeudi. La moitié des gens se fait arnaquer jeudi mais moi, je me suis faite plus qu'arnaquer, je me suis fait fourrer!

Sur la devanture du fleuriste près de chez-moi, à l'endroit même où on pouvait lire la veille : 7.99 $ pour une douzaine de roses, on lisait aujourd'hui 17.99 $ la douzaine (plus taxe). J'avais envie de fleurs pour mettre sur la table. Toutes ces orgies de fleurs m'en avaient donné envie.

Mais je n'avais pas besoin d'une douzaine. De toute façon, je n'ai pas de vase dans lequel une douzaine de roses peut entrer. La boutique, habituellement vide et crasseuse, était pleine à craquer. Dans le font du magasin, il y avait une immense bassine pleine de roses. Quelle que soit la taille des bouquets, le fleuriste pigeait dans sa grande bassine et faisait des bouquets.

À mon tour, j'ai demandé un bouquet avec 4 roses de 4 couleurs différentes. Il me fait mon bouquet et je passe à la caisse. Je lui tends un billet de 20$ sans attendre qu'il me dise le prix et me rend 4 pauvres petits dollars.

- Attendez! C'est 18.00$ pour une douzaine et je paye 16.00 $ pour 4 roses ? Voulez-vous que je vous apprenne à compter ?
Le fleuriste me sourit de toutes ses dents cariées :
- Pas pareille! Pas les mêmes roses!
- Pas les mêmes roses mon cul! Je suis ici depuis trente minutes et je l'ai vu que vous pigez dans la même bassine les roses pour la douzaine. J'en veux plus de vos roses, Rendez-moi mon argent!
- Non madame! Pas de remboursement.

J'espérais qu'en râlant assez fort, il aurait peur que je fasse fuir les autres clients et me rembourse. Mais ce jour-là, c'est lui qui a le gros bout du bâton. Je le vois bien. Au bout de quelques minutes, c'est un client qui attend en ligne qui me dit d'aller me faire voir ailleurs, qu'il attend depuis trente minutes lui aussi.

Je suis repartie avec mes quatre petites roses…

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