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Je lis en ce moment :Adélaïde de Marie Laberge État d'esprit : Aie-je un esprit ? Dernier film vu :Le journal de Bridget Jones (côté cinématographique pourri mais je suis certaine que du point de vu thérapie…) Régime : jour ???
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Ceux qui me connaissent dans ma troisième dimension savent que je déteste me faire aborder dans l'autobus ou dans le métro. Je sais que ce n'est pas sympa mais c'est parce que ça m'énerve. Je trouve que les gens qui se sentent l'envie irrésistible de jasette choisissent toujours mal leur moment. Tu es en train de lire assise tranquille dans le métro et il te dérange. Il y a pleins de filles le visage avenant qui n'attendent que ça de placotter. Mais hier, je revenais du boulot. Il était tard et je n'ai plus tellement l'habitude de prendre l'autobus quand il fait noir. Je ne me sentais pas tellement bien. J'essayais de me concentrer sur quelque chose dans ma tête quand une drôle de fille vient me demander si je sais si l'autobus passe souvent. Comme je ne le prends jamais à cette heure, je ne suis pas trop au courant. Tranquillement, elle engage la conversation. Elle me raconte qu'elle n'aime pas trop prendre l'autobus à cette heure là le soir. Elle est stagiaire dans un CLSC de l'ouest. On se met à parler de ski de fond qu'on ne peut pas tellement pratiquer à Montréal cet hiver, que le froid est tellement bizarre cet hiver. Petit à petit, nous nous sommes mises à discuter. Nous nous mêmes assises ensemble dans l'autobus. Nous avons parlé de Montréal qui n'est pas sa ville, des quartiers et des appartements difficiles à trouver. C'est tout mais c'était vraiment sympa.
Plusieurs s'en doute, ça ne va pas très fort en ce moment. C'est le genre de feeling que je soignais en me recroquevillant sur moi-même avant. Je me recentrais sur mon nombril. Je débranchais le téléphone, ne répondais pas à la porte, je m'équipais de cigarettes pour trois jours et je sortais le moins possible de la maison pendant trois jours. Ça ne réglait rien mais ça me faisait du bien. Je m'apitoyais sur mon sort, je pouvais pleurer pendant six heures d'affilées, personne ne pouvais le voir, j'avais la paix. Je ne ressortais de cette léthargie que lorsque j'en avais l'énergie. C'était bien mais j'étais consciente que ça ne réglait rien et qu'un jour la réalité me rattraperait. J'étais consciente que je ne pourrais pas toute ma vie, à chaque fois que je me sens " Heurk! " en dedans, me refermer sur moi-même. La réalité est tout autre maintenant et elle me rattrape tellement vite. Il y a M51 maintenant et je ne peux pas faire comme s'il n'existait pas. Et M51 dans le font, c'est la pointe de l'iceberg. Quand j'aurai des enfants, ils me demanderont d'être à l'extérieur de moi à chaque seconde. C'est ÇA la réalité. Je dois trouver d'autres moyens pour me nettoyer en dedans. Je ne peux plus me foutre de mes cours en ne disant que ça ne concerne que moi parce que ce n'est plus vrai. Je partage mes rêves d'avenir avec l'homme que j'aime. J'aurais tellement besoin de vacances. De petits moments pour faire le point. Chaque petit moment de tranquillité que je récupère, je les utilise à rassembler mes énergies pour ne pas lâcher. C'est tout dire. Je suis épuisée, au bout du rouleau. Je me sens vite. Mais ce qui me fait du bien une fois de temps en temps, c'est de me dire que c'est génial d'avoir des rêves ! Mais ils me paraissent tellement loin. Je sais qu'arrêter de fumer faisait parti du rêve bébé. Même si ce rêve pourrait prendre forme avant la fin de l'année, je fais partie de cette génération de l'instantané malheureusement. En même temps, je sais que c'est la pire saison pour moi. C'est celle qui est difficile. Ça faisait deux ans qu'il y avait de beaux projets extrêmement concrets en plus de mes stages, cette année, je me sens un peu… vide… Si je m'écoutais, j'irais dans mon lit et j'y passerais la journée sans en sortir. Mais j'ai des trucs qui me tirent à l'extérieur. C'est peut-être ça qui est rassurant ? Que j'arrive encore à trouver quelque chose assez important pour me tirer hors de mon lit. Avant, je n'arrivais pas à faire la grâce matinée parce que toute la vie était trop importante pour la passer au lit. Maintenant, je n'arrive pas à me lever le matin. Je suis trop bien avec M51 dans le lit. J'imagine que ça lui fait plaisir. Moi ça m'inquiète un peu. Dans une semaine et demi, je vais passer deux jours chez Juliette et Roméo. Je ne me rappelle plus la dernière fois que j'ai eu si hâte de sortir de mon quotidien. Bah! Dans moins d'un mois, c'est le printemps. Je vais probablement m'acheter une voiture pour faire des suppléances. Les choses vont se replacer. En attendant, je vais aller me réfugier dans mon livre. La semaine prochaine, les copines reviennent au bercail. Ça va probablement me faire du bien.
Dans une semaine, je fête 4 ans de Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux et je ne sais absolument pas ce que je vais faire pour fêter ça. Vous avez des idées ? zubial@bloodwolf.org
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