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Ce que le lis présentement : Des B.D. pour décrocher comme il le faut de mes journées sans queue ni tête. Mots d'enfant: Je crois que tu nous a raconter une blague hier en nous disant que c'était le printemps !
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Quand je suis sortie de la maison hier matin et je savais que la journée ne serait pas de tout repos. Une chance que je m'étais couchée à 8h30, je serais peut-être moins sur les rotules à ma sortie de l'école. D'abord, à mon levé, il pleuvait, ce qui me rassurait un peu. Mais ce fût de courte durée. Dès que je mis le nez dehors, c'était une neige mouillée et froide qui nous tombait dessus. À mon arrivée à l'arrêt d'autobus, il y avait une véritable valse de parapluie. S'il y avait eu Catherine Deneuve, je me serais crue dans les Parapluies de Cherbourg. (Elle est facile celle-là !) Lorsque je fais mon transfère, je glisse sur de la neige bien tapée et * PAF ! * je glisse et ma radio portative qui est mon salut dans ces grandes traversées de la ville tombes dans une flaque de gadoue ! Grrrr ! Plus de signal pour le reste du voyage. J'embarque dans mon second autobus et nous sommes stoppés net ! Un accident devant nous. Des ambulances et des remorqueuses essayent de ne pas trop se nuire. Combien de temps on sera coincé là ? Je n'en sais trop rien. Pas de radio, coincée dans un autobus à l'arrêt, ça me laisse le temps d'anticiper ma journée et je commence à angoisser. Les choses vont plutôt bien sauf que les enfants sont tellement sensibles à ce genre de température. C'est affolant. Surtout par une journée comme ça, ils ne vont pas dehors à l'heure du dîner. Ils ne vont pas dépenser leurs énergies. Alors se trop plein d'énergie, ils le dépensent dans la classe en se tapant dessus, c'est pénible. Il y en a une qui n'a même pas été capable de s'asseoir sur ses fesses de la journée toujours à se lever, à pousser les autres, à venir réclamer mon attention. J'ai fini par l'ignorer. Moi qui la trouve tellement attachante malgré son déficit d'attention, mais l'étape suivante, je l'engueulais. J'ai passé la journée à la retirer. C'était ma seule façon à moi de ne pas lui tomber dessus à cinq minutes. Séparer pour mieux régner. Et puis cette température qui me rendait moi-même à moitié folle. Une euphorie négative difficile à contrôler. Je mettais ça sur le dos de mon inexpérience mais je regardais Murielle se masser les tempes régulièrement et prendre de grandes respirations...
- Tu nous as dit hier que c'était le printemps. La nouvelle image du calendrier, qui parle du printemps, il y a de l'herbe et des fleurs ! Je crois que tu nous as raconter un mensonge !
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