
|
Je suis en train de lire un livre assez particulier. Il est d'abord écrit comme je les aime, avec pleins d'images qu'on devine au détour d'une figure de style. Mais je l'aime parce qu'il me ramène à une partie particulièrement difficile de ma vie mais d'une manière toute douce. Comme si on me prenait par la main et qu'on me disait : " Regarde, il n'est pas méchant le chien chien, il ne mort pas celui-là, et regarde comme ça peut être gentil un chien " Contrairement à mes autres coup de cœur littéraires, je n'en suis pas mordue au point de laisser ce que je fais pour y consacrer tous mes temps libres. Bon, ce soir à mon retour de l'université, je regrettais presque d'avoir de la compagnie dans le métro mais bon, ce ne serait pas la première fois que j'aurais envie de substituer une présence humaine à un livre mais ça c'est plutôt mon problème que celui du livre. Avec ce livre, je me retrouve de l'autre côté du miroir, je me retrouve face à ce que je n'ai pas vécu moi mais ce que l'autre vivait pendant que je m'acharnais sur ma petite peipeine, ma petite douleur. Ce que j'aime bien aussi, c'est que je vogue entre la fiction et le réelle. On sent bien que l'auteur n'a pas totalement sorti ça de son imagination. Alors son imagination se mêle à mon vécu et à sa fiction d'une manière toute rassurante. Il y avait bien longtemps qu'on m'avait parlé de ce livre mais je n'osais pas. J'avais un peu peur de rouvrir des plaies fraîchement cicatrisées j'imagine. Mais même si cette histoire ouvre de nouveau un chapitre que je croyais définitivement clos, je n'ai pas mal. Je regarde les choses d'un nouvel œil, comme si je me faisais raconter ma propre histoire par Clémence Desrocher avec un peu de dérision et une sensibilité à cent mille lieu du mélodrame.
|

retour à la maison
|| 26 avril || 2 mai || Le monde avec mes yeux