18 Avril 2004

C'EST MOU !!!!

Ce que je lis en ce moment:
Histoire de Pi de Yann Martel

Dernier film vu:
Mambo Italiano (Eh! Oui ! Encore !)
  (DVD)

État d'esprit:
Je ne sais pas....

Elle a : 9 semaines et 5 jours

Je n'ai jamais été mince. J'ai plutôt toujours été potelée. Mais même bien enrobée, je suis toujours parvenue à être relativement sexy. Je ne me suis jamais gênée pour mettre des vêtements qui flattent mes courbes. Pas de grands vêtements amples qui camouflent, non ! Le vêtement qui laisse paraître la taille de mon soutient-gorge et la couleur de mes petites culottes. Mais j’ai mis beaucoup de temps à m’habituer à cela.

Je suis très heureuse d'avoir perdu 24 des 27 livres que j'ai pris pendant ma grossesse. C’est FANTASTIQUE ! En cinq semaines, j’ai perdu 24 LIVRES ! Jamais dans ma vie, je n’ai perdu autant de poids en si peu de temps.

Voilà qui s'annonce la soirée de retrouvaille du collège. Me retrouver avec tous mes anciens collègues, nous rappeler tous les bons souvenirs. Le truc romantique, j'y vais avec le Road Warrior mon copain de l'époque.
Je me suis attelée à la tâche d'essayer mes vêtements pour voir ce que je porterais. J'étais tout heureuse de me rendre compte que je rentre de nouveau dans presque tous mes vêtements. Sauf ma paire de Jean et une jupe que je ne mettais presque plus.

Le problème c'est que OUI je rentre dans mes vêtements, mais ils ne me vont plus. Je m'explique: Ce qui était rond, mais ferme, est devenu dangereusement flasque. C’EST MOU ! C’EST LAID!

Je ne vous demande même pas d’imaginer. L’élastique de mes petites culottes me fait une espèce de ligne qui me rentre dans la chair sur les hanches et le ventre. C’est super chic ! Ça se voit ! Il y a juste avec ma culotte de maternité que j’arrive à limiter les dégâts. Moi qui avais tellement hâte d’arrêter de les porter.

J’ai une magnifique petite robe rouge que j’avais achetée pour la fête de fin d’année de mes élèves, mais étant tombée enceinte entre son achat et la fameuse fête, la fermeture-éclaire n’a jamais voulu se refermer. Cette fois, elle ferme, mais on voit mon ventre flasque et mou. Et je ne crois pas qu’une culotte de soutient ne règlera pas le problème cette fois…

C’EST DÉPRIMANT !!!!

* * *

Peut-on avoir trop d’amis ?
Ça peut paraître bizarre de se poser cette question, mais je trouve ça important.
L’amitié, c’est une chose extraordinaire. À mon avis, ça vient immédiatement après l’amour et la maternité. Et sur ce plan, je suis comblée! J’ai beaucoup de très bons amis qui me comblent.
Mais j’ai aussi compris avec le temps, que ce que nous apporte l’amitié, ce n’est pas gratuit. Ça demande un minimum d’investissement. Et ce que nous apporte l’amitié n’est pas nécessairement proportionnel à l’investissement.

Je peux peut-être paraître présomptueuse, mais même si certaines amitiés nécessites peu d’investissement, c’est parfois difficile de trouver le peu de capital nécessaire au maintient de cette amitié, c’est-à-dire le temps.

C’est malheureux, mais il faut être réaliste.
Cette semaine, j’ai retrouvé un copain que j’avais perdu de vue. En fait, on ne s’était pas réellement perdu de vue, mais on ne s’était pas vu depuis mon mariage. Il y avait bien quelques courriels coupables disant «Je suis désolée de n’avoir répondu plus tôt !» ou «Ça fait tellement longtemps qu’on ne sait vu ! Il faudrait bien se faire un petit souper !» Et au bout du compte, on laisse encore trois mois avant un autre courriel et un an avant un téléphone et …

En lui parlant cette semaine, je me suis dite : «Chouette ! On se retrouve !» Mais en raccrochant, j’ai comme eu un arrière-goût amer. On s’est donné une date pour un éventuel souper. Mais en faisant un rapide calcule, j’ai bien peur que ce ne soit encore une promesse qui devra tomber à l’eau. J’adore cet ami, mais ai-je vraiment le temps d’entretenir une relation suivie avec lui ? Puis-je me permettre d’investire dans cette amitié comme elle le mérite. Oh! Que je me suis sentie coupable ! Oh! Que je trouve ça difficile !

Mais j’ai décidé de laisser aller les choses. Je vais vivre les choses au jour le jour. Je l’aime beaucoup et je vais essayer au mieux de ma vie de conserver un lien avec lui… et on verra.

* * *

Ma fille a fait une nuit de onze heures cette nuit. À chaque nouvelle étape dans sa vie, j’ai un pincement. Après la fin catastrophique de l’allaitement, je deviens de plus en plus sensible à toutes ces premières fois. TOUTES les mamans du monde souhaitent que leurs petits fassent leurs nuits. Et moi, belle dinde, je n’en demande pas tant ! J’adorais me lever la nuit avec elle. On était dans un petit cocon dans le silence de la nuit. On se racontait pleins de choses. C’était très doux.
Quand, en l’entendant gazouiller ce matin, j’ai levé les yeux vers le réveille-matin et que je me suis aperçue qu’il faisait déjà clair dehors, ça m’a fait tout bizarre.
Elle devient grande ma grenouille à moi.

* * *

Après le biberon du matin, je suis sortie dehors pour attendre voir si ma fille se rendormirait. Ça sentait tellement bon. C’était l’odeur de la France au mois de mai. L’odeur que je respirais quand j’allais chercher mon pain quand j’étais là-bas. Je crois que je suis dû pour attraper un petit courant d’air moi…

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