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Ce que le lis présentement : L'intégral de Mafalda Questionnement: Comment vais-je me rendre à jeudi en un seul morceaux? |
Je sais, en ce moment, je suis obsédée par le temps en ce moment. Celui que j'ai, qu'il me reste, celui que je n'ai pas, que je n'ai plus. Et celui qui se détraque en ce moment. Je ne comprends pas trop mais quand je suis au travail, le temps s'étire à ne plus finir et quand je pointe, il entreprend une course effrénée. Il faut dire qu'un truc n'aide pas, c'est qu'au boulot en ce moment, il n'y a pas une horloge qui marque la même heure. L'horloge du salon des employés marque vraiment 5 minutes de plus qu'à l'horloge de la pointeuse, ce qui fait qu'on est cinq minutes en retard systématiquement, les caisses montrent cinq minutes de moins aussi que la pointeuse et ne parlons même plus des horloges des téléphones, depuis des pannes d'électricité répétées dans les dernières semaines, elles doivent bien avoir trois heures de retard. Moi qui en aie marre, je souffre terriblement du temps qui ne passe pas. Surtout que j'ai un horaire terrible pour quelqu'un qui souffre de ce syndrome. Quand j'arrive à 10h00, le rush est terminé depuis une heure et tout le monde est sa petite affaire. Il ne me reste plus qu'à me trouver quelque chose à faire pour éviter de m'ennuyer. Surtout que je ne suis pas responsable à cette heure là. Donc, les gros boulots intéressants sont déjà attribués. Mais pas à moi. Puis, je passe a travers l'heur du lunch. Avant qu'elle se termine, je suis précipitée à mon heure de lunch. Quand je remonte, le rush est terminé, je dois encore me trouver quelque chose a faire et c'est le calvaire. Ça sera le calvaire comme ça jusqu'à cinq heure trente où je vais rusher jusqu'à mon départ. Mais à chaque fois, je n'ai pas trop envie de laisser mes collègues dans le jus, alors je reste cinq, dix et encore quinze minutes après mon heure pour éviter la cohue. Dès que je sors de là, l'horloge va trop vite à mon goût. Les minutes qu'il me reste avec M51 jusqu'à mon départ sont comptées. C'est triste. Je n'arrive même pas à faire mes bagages.
Depuis que M51 est venu s'installer avec moi, les seules nuits que nous avons passé loin l'un de l'autre furent les nuits que j'ai passé à l'hôpital en décembre dernier. Et là, je vais passer 18 nuits sans lui. Sans m'endormir avec son corps contre le mieux, sans moyen de me réchauffer quand j'ai froid. Si je me réveille la nuit avec ces anxiétés nocturnes qui me caractérisent, pas moyen de me rapprocher de lui afin entendre son souffle régulier pour me rassurer. J'avoue que tout cela me fait un peu peur...
J'ai entendu quelque part que lorsqu'on rencontre un homme et qu'on constate d'abord ses défauts, il ne nous reste plus qu'à découvrir ses qualités. C'est ce qui nous permet de développer un amour grandissant. Je crois que c'est notre cas mon amour.
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