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Je lis en ce moment :Mademoiselle Liberté d'Alexandre Jardin État d'esprit : Je flotte à trois pieds du sol ! Dernier film vu : La loi du cochon
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![]() Vous excuserez sûrement le nombre de superlatif que j'utiliserai dans ces lignes mais je suis encore toute euphorique de la journée que je viens de passer ! D'abord, je dois vous dire que suite au billet que j'ai écrit la hier vous êtes quelques-uns uns à m'avoir écrit des mes mots d'encouragements. Gwen m'a écrit qu'elle arrivait dans une heure, qu'il ne me restait plus qu'à préparer une bonne cafetière de café. On a passé la journée (et je pèse mes mots) à discuter dans ma cuisine, de la suppléance mais de tout et de rien. C'est à elle, beaucoup, que je dois mon extraordinaire journée. Quand la répartitrice m'a appelé pour m'offrir une nouvelle suppléance, j'ai avalé de travers. J'étais pas trop certaine que j'avais envie de remonter en selle après la chute vertigineuse que j'avais faite deux jours avant. Une deuxième année… Je me souviens quand elle m'avait offert la 1re année, je m'étais dite : Bébé fafa, ils sont adorables à cet âge là ! Je vais les mener au doigt et à l'œil. AH ! Erreur ! Alors imaginez quand elle m'a dit une deuxième, je me suis dis qu'eux sauraient qui est le BOSS ! YES ! Les élèves m'écoutaient, me respectaient, à la fin, ils étaient même câlins avec moi. Et moi qui avais joué à l'armée avec eux toute la première partie de l'avant-midi. Ils m'ont fait tellement de dessins que j'ai eux du mal à les rentrer tous dans mon sac. Quand je suis allée reconduire les élèves à la porte à la fin de la journée, il y en a un qui s'est accroché à moi et ne voulait plus me laisser partir. C'est seulement incroyable quand on sait que deux jours avant, les autres m'injuriaient pour que je craque. C'est fou ce que ça peut faire un peu de confiance en soi et une journée à refaire le monde… À l'heure où on se parle, je me prépare à partir pour ma dernière journée à la Boulangerie. Je me sens tellement déchirée, vous pouvez pas savoir comment. Je suis écoeurée, je ne peux plus continuer comme ça, il n'y a pas de doute. Mais en même temps, je lâche un gros morceau. Mais quand je pense à comment ça se passe avec la nouvelle gérante, il faut absolument que je sorte de là avant de me faire manger tout rond. Elle est là pour réformer. Elle me parle toujours comme si elle avait une pilule à me faire avaler. Elle me parle comme à un petit vieux sénile ou à un enfant à qui on doit faire avaler qu'on a écrasé son camion en reculant la voiture dans l'entrée. Les autres ont l'air d'adorer ça, moi ça me dégoûte complètement. J'ai vécu la même chose quand je travaillais pour une grande chaîne de restaurant : " On va faire des petits changements mais ne vous inquiétez pas, ça fera pas mal du tout parce que chez nous, on veut votre bien et rien d'autre " BEURK ! Elle a des grandes phrases toute faite qui sortent de bouquins de gestion du personnel! Ça pu, je vous le jure que ça pu ! Le pire, c'est que je suis certaine que le magasin a réellement besoin de ça et que c'est la seule manière de remettre la gestion du personnel sur les rails. Mais sans moi. Je ne suis pas faite pour ce genre de gestion. Souvent, mon patron m'a demandé pourquoi je n'avais pas choisi une carrière en vente, que j'étais tellement bonne avec la clientèle, que j'avais un réel talent. NooooooooooooooooooooooooN! N-O-N ! NON! Parce que je ne veux plus me retrouver dans des gamiques pareilles… L'enseignement, en plus d'avoir un talent, j'aime ça. Mine de rien, je vais vraiment m'ennuyer de MO et de mon patron. C'est pour eux que ça me déchire. C'est quand même pas pour la paie que je reste là vous pensez bien. Il faut bien que je les aime un peu…
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