|
|
|
|
|
Je lis en ce moment :Bandes Dessinées diverses État d'esprit : En vacances! Dernier film vu :Rien…
|
Je crois que les départs à l'aéroport sont tristes par définition. Sauf peut-être quand on va y reconduire ses parents qui nous laissent la maison pendant deux semaines. Mais normalement, les adieux dans un aéroport sont faits pour être douloureux. L'année dernière, quand j'étais allée en France, pour aller chercher mon billet de taxe, je m'étais retrouvée dans une souricière de laquelle je n'étais pas capable de sortir pour faire mes derniers adieux à M51. C'était à coup de larmes et de menaces que j'avais réussi à négocier de m'approcher de la barrière pour embrasser M51 une dernière fois. Hier soir, j'ai vu s'embarquer mon Breton. Il avait passé une année il y a trois ans et lorsqu'il était reparti, je n'avais pas eu le courage d'aller le reconduire. J'avais bien fait. Lorsque j'étais allée reconduire Mathilde il y a quatre ans, je m'étais répandue en larme. J'ai déjà discuté avec Gargil, de la difficulté de vivre les amitiés en pointillés. On sait jamais où reprendre, lorsqu'on se souvient où on en était . Mais ce n'est pas très grave, les départs restent toujours aussi déchirants.
Pendant près de dix jours, j'ai à peine effleuré mon clavier question de ne pas perdre une minute de la présence de mon Breton et de sa douce. De batailles au fusil à l'eau, baignade sur la plage d'Oka, première expérience en patin à roues alignées, rien ne leur a été épargné. Sauf qu'avec tout ça, je ne vous ai pas publié ce qui suit :
Vendredi, j'étais encore une fois dans l'école où je remplace le plus souvent. Pour la première fois, je m'étais organisée pour partir en même temps que les élèves à 15h10 parce que je voulais me dépêcher à rentrer pour aller chercher mes deux oiseaux à l'aéroport. Habituellement, je remonte toujours dans la classe pour ranger les bureaux, j'écris mon petit laïus " Belle journée, j'ai eu le temps de faire XYZ, il faudrait surveiller le comportement de John parce qu'il a été agressif à mon endroit. "
Puis, je ramasse mes petites affaires et je pars trente minutes après les élèves. Mais comme je sortais de la classe avec les élèves, sac sur l'épaule, le directeur m'a accroché : Aïe! Qu'est-ce que j'ai fait ? Je connais la réputation du directeur qui est un homme très gentil, mais l'inquiétude me tiraillait tout de même.
Je suis remontée en quatrième vitesse et je suis allée rencontrer le directeur. Il inspectait la classe nonchalamment, soulevant les petites notes que j'avais laissées à l'enseignante :
- Pas beaucoup mais quelques journées.
|
