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Ce que le lis présentement : Les rivières Pourpres de Jean-Christophe Grangé État d'esprit Vive les grâces matinée quand on habite sur une grande voie navigable!
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J'avais encore des chaussures et des sous-vêtements à acheter pour le mariage. Depuis deux jours, j'imaginais ma journée, tournant dans les rues du centre-ville ou prenant quinze métros pour arriver à mes fins. Les boutiques qui m'intéressaient se trouvant diamétralement opposées dans la ville, j'en avais des cauchemars. En plus, le thermomètre annonçait qu'il était revenu de vacances et se remontait les manches pour remonter dans l'estime des gens. 26 degrés à mon levé, la journée s'annonçait chaude. Marché au soleil, très peu pour moi. Et en ouvrant les yeux, j'ai pensé... Merde, je conduis ! Je ne suis pas obligée d'aller dans le centre-ville ! Je peux aller en banlieue dans une de leurs boîtes climatisées où l'on se balade au frais. Maintenant que je conduis, je peux dépasser ma caste et aller envahir les petits riches de banlieue. Après être allée voir Voisine que je n'étais pas allée voir depuis une semaine déjà, j'ai pris l'autoroute. Je me sentais vaguement bourgeoise. Moi qui refusais totalement d'encourager les compagnies américaines qui s'établissent en banlieue, me voilà sur leurs traces. Ces compagnies américaines qui déjà investissent un peu trop à mon goût, choisissent de le faire en banlieue, là où se trouve déjà l'argent. Ces grosses compagnies offrent des prix très bas dans des régions où les gens ont déjà le plus gros pouvoir d'achat. (Excuser la petite sortie sociale) Parlant de sortie, j'ai raté la mienne ! Attention ! Je suivais une petite voiture qui franchement, moi qui ne suis pas très vitesse, roulait trop lentement. Je crois qu'elle roulait en dessous de la vitesse minimale et n'avait pas allumé ses feux de sécurité. J'avais déboîté dans la voie d'à côté quand j'ai vu ma sortie. Je n'avais pas, moi-même, assez de vitesse pour me mettre devant elle et d'ailleurs la manœuvre aurait été dangereuse. Alors j'ai continué mon chemin sauf que je ne vais jamais à Laval et je ne connais les astuces pour retrouver la galerie marchande. Je ne vais quand même pas reprendre l'autoroute. J'ai viraillé, je me suis un peu perdue, je me suis fait un peu klaxonner mais j'ai fini par y arriver. Je me suis un peu baladée même pas reprendre l'autoroute. J'ai viraillé, je me suis un peu perdue, je me suis fait un peu klaxonner mais j'ai fini par y arriver. Je me suis un peu baladée question d'abord de profiter de la fraîcheur. Je me sentais un peu comme une Robine des bois volant aux riches ce qu'ils doivent aux pauvres (je crois que j'exagère. Un peu, si peu) Puis, je me suis lâchée lousse. J'ai essayé une douzaine de soutien-gorge, 14 petites robes même si ce n'était pas ça que je cherchais. Puis, après avoir acheté le plus joli petit ensemble de sous-vêtements que la terre est connue (ils sont peut-être tous dans les galeries marchandes de banlieue) et pas une paire de chaussure mais deux ! Je n'arrivais pas à me décider. Que voulez-vous ! Pas facile de choisir une paire de chaussure quand on n'a pas la robe avec soi !
Je m'étais donné comme mission de trouver aussi une cassette de Charles Aznavour pour écouter dans la voiture. Ce que je n'ai pas trouvé. Parce qu'en banlieue, je crois qu'ils ont tous des DVD dans la voiture maintenant.
Je sais, les mise-à-jour se font plus distantes mais disons que ma bonne vieille machine fait sérieusement des siennes. (c'est comme les voitures, on s'y attache) Je pense sérieusement à reformater le disque dur pour la troisième fois cette année. Faudrait peut-être que je change...On y pensera l'année prochaine.
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