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Tout a commencé par le petit coup que j'ai pris mercredi soir, puis, la tablette de chocolat que je me suis offerte à l'université jeudi midi. J'ai vite compris qu'à trop vouloir trop contrôler, on finit par déraper. Un dérapage contrôler tout de même mais un dérapage quand même. Alors avant que les choses ne tournent mal, j'ai décidé de profiter un peu de la vie. Ça tombait bien parce que j'avais des fourmis dans les jambes hier. L'envie de gravir quelque chose, de marcher en nature. Je me suis bottée les fesses et j'ai fait de même avec celles de M51 et on est parti direction Mont St-Grégoire. Sur le chemin, je me suis rendue compte que nous passions tout à côté de chez Grand-maman. Je pouvais difficilement m'en empêcher. On s'est arrêté. Ça faisait plusieurs fois qu'elle me parlait de M51 et qu'elle voulait le rencontrer. Comme je n'ai jamais présenté mes copains à ma grand-mère, l'occasion était trop belle. Je me suis rendue compte à quel point ma grand-mère est encore vivante et lucide à son âge (82 ou 83). Elle parle d'éducation, a son opinion sur la réforme et a ses propres opinions sans écraser celles des autres. Je l'adore. Je me suis promise de revenir plus souvent.
Quand on est finalement arrivé, j'étais de moins en moins convaincue que j'avais envie de grimper. Il était déjà tard et je commençais à être fatiguée. Mais M51 lui, était encore très motivé. Alors je l'ai suivit sans trop me poser de questions. Moi et mes idées de prendre le chemin le moins fréquenté, on a commencé par s'embourber dans les mûriers par finir par aboutir sur le bon chemin. Le hic avec moi, c'est que je chiale beaucoup dans ce genre de truc. Je suis contante d'être là et à la fin, je suis heureuse de l'avoir fait et j'ai envie de recommencer. Mais ça passe invariablement par une phase de " C'est encore loin Grand Stroumphf ? ". Un autre truc aussi c'est que je suis toujours certaine qu'on approche et que c'est terminé et PAF! Encore 100 mètres à parcourir et PAF! Encore un autre 100 mètres. Je finis par me décourager. J'ai peur d'être déçue d'être allée si loin pour rien.
Mais comme je n'avais pas envie de gâcher le plaisir de M51 , je rouspétais intérieurement. Mais comme il me connaît si bien, très difficile qu'il ne s'en rende pas compte.
Et je le suivais.
Je dois, pour marcher de grandes distances, porter une chevillère, un support parce que je ne sais jamais à quel moment ma cheville abîmée peut me laisser tomber. Sauf que ce n'est pas de tout confort surtout avec les souliers que j'avais. Alors, arrivé en haut, je me suis dite que si j'avais monté tout ça sans problème, je pouvais sûrement enlever ma chevillère. Quand on a commencé à redescendre, M51 m'a manifesté son inquiétude de me voir descendre sans chevillère. Comme il descendait devant moi, j'avais du mal à l'entendre et je devais me concentrer sur ce qu'il disait et moins sur comment je descendais. Comme je lui disais de ne pas s'inquiéter pour moi CLACK! Patatrac! Me voilà tête la première dans un buisson. Elle venait de me lâcher. C'est HUMILIANT!!!! C'est humiliant et douloureux. J'ai remis ma chevillère en souhaitant ne pas m'être blessée plus sérieusement. Bon, ce claquage a laissé de petites séquelles mais rien de sérieux, pas d'enflures ni d'élancement insupportable. J'ai été très chanceuse dans ma malchance. Disons que c'est plutôt mon tibia qui a amorti la chute qui souffre ce matin!
J'ai pris une grande décision hier. J'ai enfin accepté de prendre un rendez-vous avec une conseillère financière à ma banque afin de mettre certaines choses au clair. J'avais déjà fait des efforts monstres et ça a porté fruit. Pour le reste, j'ai besoin d'aide. Je vais même demander un prêt pour consolidation de dette question de repartir à la nage plus facilement sans couler.
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