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Je lis en ce moment : Le retour de Bridget Jones, j'ai pas le temps d'aller à la bibliothèque. État d'esprit : Je suis une nouvelle personne
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J'ai perdu cinq livres seulement en cheveux. Quand on a mal à son corps, on va chez le médecin, moi quand j'ai mal à ma tête (psychologiquement et identitairement parlant), je vais chez le coiffeur. À chaque fois, je suis nerveuse comme si j'allais passer un examen gynécologique. J'ai comme peur de découvrir que je suis trop conservatrice ou pas assez flyer pour que ça fasse un véritable changement. Le but, quand je vais chez le coiffeur, c'est de faire le saut quand je me regarde dans le miroir. Finalement, je sors toujours déçue de là parce que le coiffeur a voulu être trop gentil avec moi et qu'il a voulu suivre mes indications à la lettre sans y mettre du sien. - Alors! Qu'est-ce qué yon fait auyourd'hui ? - Tu coupes mais pas trop mais pour le reste, je te fais confiance. Je veux changer de tête C'est toujours le moment où Humberto soupir comme un mort qui le rend pour la dernière fois. - Ma ! Qué voux-tu qué yé fasse avec ça ? Yé souis payé pourrrrrr faire cé qué tou veux ! Pas faire du Mickaël Angello avec la tignasse qué tou as !
Pas que je n'aimais plus Humberto, bien au contraire. Il est chouette et rigolo mais il veut être trop gentil avec moi. Je lui demande de me décoiffer un peu et lui me fait des aires de petite fille sage qui sort tout droit d'un magasine. C'est pourquoi je suis allée voir ma cousine. Même si ce n'est pas mon genre, j'adore comment elle s'habille, je trouve qu'elle a un look que j'aimerais avoir le courage d'avoir mais… Je savais qu'elle pourrait avoir un peu d'audace et qu'elle comprendrait ce que je veux : Pour ça, il fallait faire le deuil de la longueur et accepter ma tare génétique qui veut que mes cheveux naturels aient l'air des moutons que je sors de mon lit depuis deux jours. - Là ! On va oublier la séparation dans le milieu ! On n'est plus en secondaire deux là ! (On allait ensemble à l'école) Tu vois la mèche que j'ai dans la main ? Tu vois ma paire de ciseau ? Je coupe LÀ ! (et elle a coupé sans autres préambules, elle l'a fait ichhhhhhhhhhh!) J'ai bien essayé de l'attraper en vol mais rien à faire. J'avais maintenant une mèche qui ne devait pas mesurer plus de quatre centimètres derrière la tête. Je suis passée au shampooing et là, attention messieurs, vous devrez faire attention quand vous allez chez le coiffeur. Parce que même si son coiffeur est gai comme un pinson, le gars qui lave les cheveux ! Ah ! Le mien l'était aussi (gaie comme un pinson) mais quelles mains ! Il m'a massé le cuir chevelu mais aussi la nuque et aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! C'est à la limite de l'érotisme. Encore oui! Encore ces larges mains sur mon frêle cou tendu comme un ressort.
Puis après, je me suis forcée à entrer dans une forme d'inconscience question de ne pas interagir avec la psyché créatrice de ma cousine. Quand nous étions petites, son jeu favori était de jouer à " couéffeuse ". Elle est tellement belle dans son véritable rôle de " couéffeuse ". J'ai maintenant une drôle de tête. Très moderne si je puis dire. On dirait que ma tête est désaxée. Légère derrière et plus lourde derrière.
Dans la vraie vie, celle où les gens ont toujours congé le dimanche, il leur arrive qu'il doive rester à la maison pour nettoyer, classer et ranger. Pour moi, un dimanche de congé était toujours synonyme de longues balades en nature, de journées de visite et de choses douces et agréables. Il faut croire que je suis revenue dans la vraie vie ! C'est bon et c'est doux d'être revenu dans la vraie vie. C 'est comme de mettre une vieille veste un peu râpée.
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