Qui suis-je Qu'est-ce qu'on raconte sur moi
Ils font ma vie Pour en lire encore


16 novembre 2000
À quel sein me vouer, trop, c'est comme pas assez

On arrive à peine du Salon du livre de Montréal . Deux ans que je n'y étais pas allée pour plusieurs raisons. Mais je me faisais souvent dire :
- Toi qui veux publier, c'est l'endroit où il faut aller non?
Heurk! Le milieu de l'édition, c'est du tape à l'œil! Le salon du livre, c'est presque comme une remise de prix de l'ADISQ.
- Allôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô! As-tu vu un tel ?
- Oui! Il parlait avec l'autre, tu crois que ?
Pendant que tous ces gens discutent, on trouve de petits kiosques loin du centre du salon où on trouve des auteurs qui se tournent les pouces. Personne n'achètera leur livre. Il y a trop de livre. C'est épouvantable.

Je me demande pourquoi j'irais gonfler les caisses de livre qui ne se vendent pas dans des entrepôts.

Il y a un autre truc qui m'agace profondément, c'est le titre des livres. Les auteurs ne savent pas faire de bons titres. C'est ennuyant pour mourir. Les seuls titres qui m'ont vraiment accrochée, se sont les titres des bouquins d 'Amélie Notomb.

C'est pas compliqué de se creuser les méninges pour faire un titre qui accroche non ? Je le fais quatre fois par semaine et ça marche non?

Je suis tombée sur les livres de Philippe Lejeune. Oui, il est vendu au Québec mais vu le prix, je suis très heureuse que M. Lejeune me l'aie envoyé. J'étais rose de fierté. Je suis allée voir à une page où il parle de moi et j'avais envie de dire à tout le monde " C'est moi! Vous voyez ? C'est moi!"

Je suis aussi tombée sur le bouquin de madame Sophie_L. C'est chouette quand même.

Mais j'ai décidé que je ne publierais pas ces billets à moins qu'un GRAND éditeur vienne me faire une offre que y'é né pourrais pas réfouser.

* * *

C'est la petite vie en ce moment. Il manque d'un petit quelque chose. Je ne sais pas quoi. Je me sens très vide. Les journées, seule, trop longues. Les soirées, à deux, trop courtes.

Je lis deux bouquins à la fois, je fais du ménage, je cuisine de la ratatouille. Je tourne entre mes mains, mon passeport. J'avoue qu'une journée ou deux de soleil seraient les bienvenues.

Je m'en veux de me laisser avaler par la grisaille. Je m'en veux de me laisser aller. J'ai seulement hâte qu'il neige, qu'elle recouvre les feuilles mortes, qu'elle recouvre cette mélancolie que j'ai au creux de mon diaphragme et qui me donne un hoquet maladif.

J'ai du mal à écrire, je me sens très moche, je sens que je n'arrive plus à mener un projet à terme.

Je n'avais pas l'intention, quand j'ai empoigné le clavier, de me répandre en caramel moue au beurre, mais je crois que l'exercice est parfois obligatoire. C'est un risque à prendre.

Il y a un an

Il y a deux ans

retour à la maison   ||  14 novembre  ||  18 novembre   ||  Le monde avec mes yeux