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27 novembre 2000
Il y a un bon Dieu pour mes gants

Comme mon anniversaire approche et que Noël semble s'obstiner à le suivre 14 jours après année par année, je voudrais envoyer un message particulier à tous ceux qui m'aiment : " JE NE VEUX PAS DE GANTS POUR NOËL ! " Est-ce assez claire ? De toute façon, ça serait totalement inutile, trois jours plus tard, j'en aurais déjà perdu un. Un seul. J'ai un sac qui regorge de gants orphelins. C'est con comme un bas un gant. Pas foutu de rester en paire.

Chaque année, c'est la même histoire avec ma mère :

- Qu'est-ce que tu aimerais avoir pour Noël ?
- Je sais pas moi... Une paire de gants ?
- Encore ? Mais qu'est-ce que tu as fait avec ceux que je t'ai donné l'année dernière ?
- Ils ne vont plus avec mon manteau cette année !
- Tu ne me l'as fait plus celle-là. Ça fait trois ans que tu portes le même manteau d'hivers !
- Ils ont déjà pleins de trous !
- Des gants en cuire ? Plein de trou après pas même un hiver ? Si tu avais au moins l'honnêteté d'avouer que tu en as encore perdu un !

Ça y est, je rétrécis au lavage maternel comme quand j'avais cinq ans.

Non ! Je ne veux pas de gants pour la simple raison que j'en ai déjà une paire qui semble protégée par une force extraordinaire. D'ailleurs, personne ne me les a offerts ceux-là. C'était au mois de janvier l'année dernière. Je venais de perdre un des gants que ma mère m'avait offerts la semaine précédente.

Je rentrais du boulot avec une collègue. On discutait en attendant le métro. Puis quand il est arrivé, nous sommes entrées, ma collègue est aussitôt ressortie pour attraper quelque chose sur le ban et est rerentrée de justesse.
- Tiens, tu as failli oublier tes gants sur le ban.
- Ils ne sont pas à moi !
- Bien ! Toi qui n'en as jamais, ils te feront sûrement !
Ils n'étaient pas particulièrement beau mais ils avaient l'avantage d'être chauds. Un bon coup de laveuse et j'avais une paire de gants quasi neuve.

Je ne peux compter le nombre de fois où j'ai failli en perdre un et que je l'aie retrouvé d'une manière presque miraculeuse. Mais aujourd'hui, c'est la meilleure. Les ascenseurs de l'université à la sortie des cours, c'est presque pire que le métro à l'heure de pointe. On s'entassait comme du bétail. Comme je descendais la première pour aller au labo d'informatique pour réserver un canon de projection pour une présentation de travail, j'ai dû me frayer un chemin pour sortir. Une fois sortie, j'avais déjà tourné le coin du corridor quand j'entends un tas d'exclamation : "... à elle ! ... gant ! ... tenez les portes ! " Je n'ai pas allumé tout de suite. Je me suis contentée d'enfoncer mes mains dans mes poches pour ensuite comprendre ! Il m'en manquait un !!!! Je suis repartie vers l'ascenseur à la course. J'entendais les exclamations ! Mais avant d'arriver à l'ascenseur, j'ai entendu les portes se fermer. MERDE ! J'étais convaincu que j'avais encore perdu un gant. Quand je suis finalement arrivée aux portes, mon gant m'attendait sagement coincé entre les deux portes refermées. Pas trop coincé finalement parce que d'un seul petit coup sec, je l'ai récupéré.

Avec tout ça, j'en ai oublié d'aller réserver mon canon.

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