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Je vous ai déjà parlé de Arthur ? Non ? Mais si, mais vous ne le saviez sûrement pas. . . Arthur c'est un de mes meilleurs copains. C'est avec lui que je refais le monde deux à trois fois par semaine. Quand il veut une opinion sur une histoire avec une fille, c'est à mon jugement, entre autre, qu'il fait appel. Et moi je fais pareille avec les gars.
Depuis que mes cours se sont terminés, il y a presque' un mois déjà, je ne rêvais que d'une seule chose, me retrouver dans un tourbillon qui m'entraînerait aussi loin que possible du train-train quotidien et de cet ennuie que je m'inflige. Mais ce soir, j'avais envie de me terrer sous ma couette et de me gaver d'images de la télé, des films de série " B " que me suggérait langoureusement la un poste local. Mais quand Arthur m'a fait cette proposition, celle qui m'obligerait à redevenir un être sociable et présentable, je n'ai pas pu refuser cet événement si peu mondain soit-il. À l'Île Noire, entre les copains et ces hommes qui rôdaient, je me suis sentie redevenir un être vivant. Je retrouvais des gestes à peu près humains comme un ours ressorti de son hibernation.
- Tu es pressé de rentrer ? m'a t'il lancé, les clés de son bolide
rouge teintant dans ses mains.
Arthur à tellement peur qu'on interprète mal ce qu'il fait que je n'ai
pas pu m'empêcher de rire quand, au moment où nous montions le belvédère
par Camilien-Houde, quand il m'a dit comme ça, comme une urgence : Par la suite, nous nous sommes laissés guidé par l'inconscient de Arthur. Un petit tour par-ci, un petit tour par-là. Une heure, Arthur n'en pouvait plus et moi non plus d'ailleurs. Il est venu me déposer chez-moi tout comme le roi du même nom aurait approché sa monture de ma porte.
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