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L'utilisation de mon prénom de naissance est une réelle denrée rare depuis la naissance de Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux. Le pire c'est que j'aime bien ça. D'ailleurs, je n'ai jamais compris pourquoi on a pas notre pas notre mot à dire dans cette étape cruciale qu'est le choix du prénom. Depuis que je suis haute comme trois pommes, je rêve d'un prénom exotique, quelque chose qui sonne lointain. À la place, j'ai un prénom noble et classique mais j'ai le prénom le plus commun de ma génération. Voilà, c'est celui qui est le plus populaire. Alors quand Zuby a fait surface, jamais je ne me suis opposée à ce qu'on l'utilise à l'extérieur. Je l'aime bien ce surnom et je me sens très à l'aise avec lui. Certain, ce n'est pas tout le monde qui l'utilise. Certains me connaissent depuis bien que tro p longtemps sous mon prénom pour être capable de m'appeler autrement comme en autre Juliette et Roméo ou mes parents. Mais j'ai du choisir un autre surnom pour le boulot mais ce surnom devait avoir un lien avec la nature. Je cherchais quelque chose qui ressemblait à Zuby et j'ai trouvé. Sauf qu'en ce moment, je passe plus de temps au boulot que nul part ailleurs. Hier soir, je téléphone à une copine. Ça décroche et là... blanc... incapable de dire mon nom. Me connaît-elle sous Zuby ? De toute façon, je suis incapable de le dire, il n'y a que mon nom de camps qui me monte aux lèvres. Même mon véritable prénom ne se mble plus m'appartenir. Au début du camp, quand je l'entendais à la piscine, je me retournais même s'il ne m'était pas adressé. Mais maintenant je ne me retourne même plus.
Quand on regarde un enfant, vous-êtes vous déjà demandé ce qu'il deviendra plus tard ? Moi, à chaque fois que je m'arrête trente secondes à regarder un enfant pendant qu'il dessine ou qu'il fait un jeu de théâtre et que j'ai le loisir de l'observer un peu . Quand je travaillais à la garderie, il y avait un petit garçon avec lequel j'avais beaucoup d'affinités. Quand j'ai quitté la garderie, ça m'a fait beaucoup de peine de ne plus le voir. Je me suis mise à m'imaginer ce qu'il ferait plus tard. Je me suis au ssi mise à m'imaginer que je pourrais un jour enseigner à ces enfants. Moi je le reconnaîtrais parce qu'il n'a pas un nom commun mais lui ne se souviendrait pas de moi. D'ailleurs, il me se souvient déjà plus de moi, il était beaucoup trop jeune.
Des nouvelles de Maximilien. Il a passé sa première journée officielle dans mon groupe. Une super belle journée. Il était tout fier que je dise ça à sa mère. Paraît-il qu'il avait été menacé d'aller à l'hôpital s'il faisait encore une crise comme il m'a f ait vendredi. Je ne suis pas d'accord avec ce genre de menace. Je ne les utiliserai donc pas et la psychiatre est au courant, je lui ai parlé au téléphone hier. On a établi un mini plan d'intervention en attendant qu'on arrive à se rencontrer avec ma coéq uipière. Mais je serai seule à faire les interventions d'ordre comportementales et ma coéquipière le gardera à l'oeil au cas où il ferait une fugue. Il court tellement vite que jamais je ne le rattraperais. Mais je suis tout de même inquiète. Il n'est pas facile.
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