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Bien assis, sur mon lit La première fois que j'ai entendu cette chanson, j'en suis devenue amoureuse dès les premiers accords.
que le temps file C'était, attends deux seconde... C'était Jeff Spaine qui me l'avait chanté pour la première fois. Je travaillais à Shawinigan cet été là. Un camp de vacances sur une base de plein air. Il me l'avait chanté derrière la porte de ma chambre noire. Comme elle n'avait jamais été endisquée, il l'avait apprise comme ça, à l'oreille.
Passent les heures Il l'avait joué qu'une seule fois. J'avais essayer à plusieurs reprise de le convaincre de me la refaire. Mais c'est comme s'il avait été conscient de l'effet que quelques paroles m'avaient fait en quelques minutes et avait voulu que cette impression rest e intacte.
Puis un bon souvenir Puis, j'avais entendu entre les branches qu'un jour quelqu'un l'endisquerait. Alors j'ai attendu me disant qu'une si belle chanson ne pouvait pas rester dans le néant éternellement et qu'il finirait bien par y avoir quelqu'un qui me redonnerait cette chan son.
Viennent du coup Alors cinq ans plus tard, alors que je travaille de nouveau dans un camp de vacances et que j'aime autant mon boulot... Assise dans l'autobus qui me mène à Ste-Agathe et que j'ai entendu les premiers mots de cette chanson, j'ai s u que le hasard n'existe pas. Que ce n'est pas un hasard si cinq ans plutôt, je me sentais exactement comme aujourd'hui, sensible, fragile, vulnérable et si invincible à la fois. * Daniel Bélanger
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