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Dans mes pérégrinations philosophiques sur le sens de l'humanité (que vient faire l'humain sur terre), il m'arrive souvent de m'imaginer que nous sommes des êtres venus des différents éléments comme l'eau, le feu, la terre et l'air. Qu'on est apparu sous la forme humaine pour apprendre quelque chose. On est des humains mais nous gardons des éléments profondément encrés en nous. Moi je suis un bizarre croisement entre le feu et l'eau. Mais je crois que c'est l'eau qui fait le plus sa place. Au boulot, quand on va à la piscine, on m'a affectueusement surnommé le marsouin parce que je suis capable de passer des heures sous l'eau avec les enfants même si l'eau est froide, même si ce n'est pas toujours facile... Ce week-end chez Léon, j'ai passé une partie de la journée de dimanche avec Gandalfe sur le bord du lac. À intervalles réguliers, nous nous jetions à l'eau pour y passer trente minutes à profiter de ses bienfaits. Je me laissais flotter, envahir par le ca lme que m'apportent ses mouvements. Parfois je me laissais couler et lentement remonter. Danser dans un univers protecteur. Placer son nez près de la surface de l'eau et sentir cette odeur toute particulière que le lac peut avoir en juillet. Mettre ma têt e sous l'eau et écouter... Écouter ces vibrations, ces clapotis... Y rester des heures sans avoir froid... Mais dans mon corps, c'est le feu. Le feu de la passion. Et ce feu, malgré cet amour de l'eau, ne se trouvera jamais éteint.
Hier, avec les enfants, on a vu un truc que je juge exceptionnel. Dans le parc est née une petite tornade. Pas simplement un vent tourbillonnant mais une colonne de vent qui se déplace et qui emporte avec elle du sable et tout ce qu'elle trouve sur son pa ssage, montant à trente mètres dans les airs. Disons que je ne croyais pas possible de voir ça en ville et surtout pas par une aussi belle journée ensoleillée. J'étais clouée sur place avec les enfants attachés à mon short. Ils étaient tous terrifiés et curieux à la fois. Ils demandaient ce que s'était et si s'était dangereux. J'en étais pas encore à évaluer les dégâts et les dangers éventuels. J'étais seulement impressionnée. Nous avons attendu qu'elle s'éloigne du terrain de Base-ball parce qu'elle n'avait plus de sable pour la définir et elle était moins impressionnante et nous sommes rentrés. J'en avais le souffle coupé
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