Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux
Laissez-moi vous raconter une histoire que j'ai vu au boulot il y a
quelques temps, et où je vous laisse en tirer vos propres conclusions:
Je suis sur mon piedestale, en train de surveiller les
éventuels voleurs à l'étalage, lorsque j'ai
remarqué un cocus de femmes toutes voilées d'un shador. Au
milieu de ce cocus, un homme qui n'a pas l'air d'ici. (Si je vous
avais dit qu'il a pas l'air québecois, je me serais fait lancer
des tomates)
Au signal de départ, toutes les femmes entrent comme dans une
course où la plus grande et la plus âgée mène.
Elle se dirige tout droit dans la section des revues de cinéma et
n'en bouge pas. Les autres jeunes filles, jaspillent, gloussent de
bonheure. Je les entends se parler en Arabe mais leur ton m'indiquent que
pour eux c'est la fête.
Au bout de quinze minutes de ce petit manège, la plus
âgée de toutes donnes un signale comme un siflement et elle
dépose un seul magazine sur une petite table à roulette que
nous avons. Les autres jeunes filles en font autant mais elles
déposent une bonne cinquantaine de revues ensemble.
Elles attendent quelques minutes et le petit homme gros et chauve du
début fait son entré et elles se taisent toutes.
L'homme observe longuement tous les magazines un à un sans ometre
une page, pas même les pages de publicité. Il a fait deux
piles: Celle avec les les revues qu'ils achèteront, et une piles
avec celles qu'elles n'ont pas le droit d'avoir.
Plus la pile diminue, plus la grande femme semble nerveuse. Elle se
tortille les doigts sans regarder l'homme qui semble être son mari.
Arrive enfin le dernier magazine, le seul qu'elle avait choisi. Il y
jette à peine un coup d'oeil mais il semble qu'il n'est pas
règlo. Il le dépose sur la pile des non-achetables.
Elle ouvre grand la bouche et les yeux. Son magazine de cinéma,
son grand rêve, ne sera pas acheté. L'homme prend la pile de
ceux qu'ils achèteront et me les tend avec un billet de cent.
Je vous avais dit que je ne tirerais aucunes conclusions mais laissez-moi
passer ce commantaire: Un homme qui épouse une femme ne devrait-il
pas être capable de lire ses rêves dans ces yeux?
retour à la maison archives
Zubialement Vôtre