...à cent à l'heure, dans la deux-cent onze...

Y'a de ces journées où on a l'impression de vivre trois
journées en une. Comme hier pour moi. Cette impression
d'être sous l'effet de produits pharmacopiques (oui oui
Réal, j'en ai déjà pris même si je viens
d'Outremont!!!)tout en restant extrèmement consciente et sensible
à ce qui se passait autour de moi.
Je me suis rendue à la ferme McDonald (McGill) avec les enfants de
pré-maternelle de l'école Laurentide, classe dans laquelle
j'ai fait mon stage à l'automne. Je crois que j'étais plus
énervée que les enfants parce que je retrouvais mes 25
frimousses, toutes plus adorables les unes que les autres. Mais surtout,
je retrouvais mon...comment vais-je l'appeller ici...bon comme avec mes
amis...mon dossier!!! Je sais que ça fait un peu administratif
mais je ne peux pas dire mon amour parceque je ne sais pas si ce que je
ressens pour lui s'appelle déjà de l'amour, je peux pas
l'appeller mon "kik" parceque j'ai dépassé ce stade...alors
c'est un dossier. Au secondaire avec mes copines, j'aurais appellé
ça mon "chameau" mais çs fait puiéril.
Alors à 8h45, nous embarquons dans l'éternel bus jaune en
direction de l'écomuséum pour d'autres aventures...
Le matin, mon dossier et moi étions seuls. Il s'applicait à
me faire comprendre qu'il est timide. Mais avec moi ça passe pas.
Il dit qu'il fait le bouffon pour masquer sa gêne. Il doit en avoir
gros à masquer avec moi parce qu'il ne cesse de faire le bouffon.
Alors on se retrouve assis en semble dans l'autobus sous l'oeil perplexe
d'une autre éducatrice qui semble jalouser un peu notre
complicité. Je ne sais pas si elle a aussi un oeil dessu mais
bon.
Au musée, on ce suit de près tout le temps. On rigole, on
passe notre temps à faire des blagues que personne n'entend et on
les rit en silence, les épaules secouées par les rires
étouffés. Est-ce qu'on peut appeller ça de la
complicité? Je n'en sais trop rien encore. Mais j'aime bien
ça.
À la ferme elle-même, nous devions trouver un endroit pour
déposer tous les lunchs des enfants. C'était nous deux qui
portions le lourd fardeau. Comme nous avions vu d'autres enseignants se
diriger vers une porte avec tous leurs lunchs, sans dire un mot, sans
prévenir personne, d'un commun accord nous nous dirigions vers le
lieu. Là-bas, rien de spécial. Sauf qu'à notre
retour, on nous cherchait déjà depuis un bon moment.
L'éducatrice qui jalouse notre bonne entente:Où
étiez-vous comme ça tout seuls?
Un peu figé par la question et aussi parce que j'avais
l'impression qu'elle devait lire en moi l'émoie qu'il me
cré. On se regarde, sans un mot, il me prend par le cou, me tire
un énorme baiser sur la joue en disant:Voilà ce que nous
faisions! Tu es jalouse?Bien sûr qu'elle était jalouse
parcequ'elle a immédiatement changé de sujet, ce que ferai
maintenant.
Vint l'heure fatidique où je devais quitter tout mon petit monde
pour me rendre à l'UQAM passer ce @#&!?&* de test. Alors je fait
mes recommandations aux quatre petits mousses qui étaient
accrochés à mes "basket". Certains allaient à
pousser leur peines jusqu'à refuser de se joindre au groupe
des autres
accompagnateurs. Disons que ça fait un petit v'lour...Viens le
moment des adieux déchirants au dossier.
-Téléphone moi pour me dire ce que vous faite pour la
fin de l'année.
-Ne t'inquiète pas, je ne t'oublie pas. Mais pense à moi
vendredi pour mon entrevue!!!
-C'est noté!!!Au revoir. (snif! snif!)
Comme j'ai vécu trois journée en une, je vais vous faire
languire pour la suite (Le susmum du sadisme ah! ah! ah!) À
demain!!!
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