La loi du moindre effort



J'ai toujours dit que le succès, ça se paie. Quand je faite mon entrée à l'Université la première fois, j'avais 19 ans, toute pleine d'attente en l'Université. Je croyais que j'allais m'assoire et me laisser instruire. Je voulais un diplome et partir vivre pour vrai au plus criss. Je me foutais un peu de ce que je faisais en autant qu'il y ait un diplome au bout avec de l'argent pour vivre pour vrai...
Je me suis bien cassée la gueule. L'Université n'allait rien m'apporter si j'allais pas le chercher moi même... Quand j'ai recommencé en septembre, je ne me suis jamais autant rendue compte que la vraie vie je la vivais tous les jours même pas d'argent... La vraie vie je la faisais tous les jours dans mes yeux (tiens! J'ai dé'jà entendu ça quelque part non?)

***


Tout ça pour dire qu'il s'est passé un truc à l'Universit&eacte; qui m'a fait de la peine... 30 novembre prochain, jour d'élection, un examen de psycho est prévu à l'horraire. Mais l'Université donne comme consigne que les locaux sont ouverts mais que les cours sont annulés. Je voyais ça d'ici, la classe en rébélion contre le professeure parce qu'ils ne veulent pas d'examen le jour de l'élection. Un groupe de jeunes filles s'approchent de moi pour me demander mon avis là dessus. Évidement que je suis contre l'idée qu'on annule l'examen. Alors elles me demandent que si les gens parlent en faveur du report de l'examen, de parler... Je l'ai déjà fait et elles savent qu'on va m'écouter et que mon opinion est respecté parmit les autres ( et c'est même pas moi qui l'ai dit!!!)
Alors, lorsque l'épineux sujet est abordé je lève ma main et fait mon petit speach expliquant mon point de vu. Le prof me fait remarquer que si je demande le vote, je dois être bien certaine d'avoir l'unanimité parce qu'il suffit qu'une étudiante soit en désaccord et que l'examen devra être repporté. Mais depuis que je parle, je ne vois que des sourires et des signes d'approbations... Je prends une chance et je demande le vote afin que l'examen ait toujours lieu le 30 novembre... Une seule main se lève et c'est la main de ma copine assise à côté de moi... Je suis bouchebée. Le professeure lui demande de s'expliquer mais elle n'a pas d'arguments valables pour justifier et choisit plutôt de se ranger du côté de la majorité.
Une fois le brouhaha reprit elle me lance comme ça:

- Tu aurais pas aimé ça avoir une journée de congé toi Zuby?
- Je ne comprends pas là?
- Ben! Une journé de congé sti! Party time!
- Là je ne te suis vraiment pas!
- On sait be toi! Tu as pas de chum toi!
- Je ne vois pas le rapport!
- Je suis certaine que si tu avais fermé ta grande gueule, j'aurais pu me la couler douce avec mon chum

Une chance que je me suis retenue de ne pas lui dire ce que je pensais vraiment de tout ça. J'aurais surement mangé une claque. Je me suis contentée de lui dire que mon intervention n'était pas dirigée contre elle et je respectais son point de vu et que si elle avait voulu, elle aurait eu le pouvoir de faire changer les choses mais qu'il était trop tard pour jetter le blâme sur moi...
Tout ça pour se la couler douce avec son chum... J'ai toujours eu horreur des gens qui sont partisant de la loi du moindre effort!



retour à la maison  ||  7 novembre ||  Le monde avec mes yeux