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Vous allez constater que je vais d'avantage garder le silence dans les prochains jours. Pas que j'ai l'intention de quitter le navire...loin de là mon idée. C'est que ce matin j'ai regardé le calendrier et j'ai vu la date: 1ier septembre. ça me sonne des cloches. Les cloches de la fin de l'été. Les cloches du débuts des classes. Les cloches d'une nouvelle vie qui commence. Mais je me sentirais mal de commencer une autre vie sans faire un bilan de cette dernière. Plus je veillis, plus je me rends compte que la vie n'est pas un long ruban que l'on coupe quand le passé se fait trop lourd. Que vais-je faire de cette nouvelle vie? Quelle place prendra ces écrits dans tout ce nouveau? Je ne pouvais espérer autre chose que cette nouvelle vie. Mais j'ai horriblement peur à la fois. Y'a des matins où je me lève avec cette boule dans la gorge et je me répète que demain ne peut être pire qu'hier, et ça va, ça passe. Mais il y a des jours comme aujourd'hui, où je voudrais juste me blottir dans les bras de ma mère et qu'elle me chuchotte: Ne t'inquiète pas...Maman est là... Mais la rentrée des classes m'exite toujours autant. Ma mère me racontait qu'elle s'arrachait les cheveux dès la troisième semaine d'août parce que je dormais avec mon sac d'école, ne parlais que de l'école. J'aimais toute cette effervessence autour du retour en classe. J'avais dit à ma mère à la veille d'une de ces rentrées mouvementées (trop au goût de ma mère) que je voudrais aller à l'école toute ma vie!! Ma maman, avec toute sa sagesse m'avait répondu que c'était bien l'école mais il faudrait que j'aille travailler aussi. Mais j'ai voulu défier tout ça. Je vais comme tous les enfants du monde reprendre le chemin des classes en septembre pour les 40 prochaînes années...pour enseigner... |
